Tous nos centres proposent le trajet de réintégration
Une illustration proposée par le CFISPA La Canopée :
Le dispositif du retour au travail
Le Dispositif “Retour au Travail” : ce que cela signifie
Le terme « retour au travail » s’inscrit pour les CFISPA dans le parcours de réinsertion socioprofessionnelle. Ce parcours s’appelle souvent « Trajet Retour au Travail » (RAT) et est coordonné par un Coordinateur Retour au Travail via la mutualité.
👉 Ce trajet vise à aider une personne en incapacité de travail à retourner sur le marché du travail, que ce soit :
- par la reprise d’un emploi adapté ;
- par la recherche d’un autre emploi ;
- par la mise à jour ou l’acquisition de compétences (par exemple une formation ou une réorientation professionnelle).
Le coordinateur agit en collaboration avec le médecin‑conseil et les services d’emploi (FOREM, Actiris, VDAB) pour définir un plan de réinsertion personnalisé.
Le dispositif Retour au travail et les CFISPA :
Les CFISPA jouent un rôle clé dans l’accompagnement vers l’emploi, notamment :
✔ En offrant des formations adaptées qui peuvent être intégrées dans un plan de retour au travail lorsque la reprise de l’activité demande une remise à niveau des compétences ou une requalification professionnelle.
✔ En fournissant un accompagnement individualisé, souvent complémentaire au travail du Coordinateur Retour au Travail et des agents d’insertion/coach.
✔ En étant intégrés dans les réseaux d’acteurs de l’emploi et de l’insertion, en coopération avec le FOREM et d’autres partenaires pour optimiser les trajectoires d’insertion.
👉 Par exemple, si un projet de retour au travail nécessite une formation ou des stages en entreprise, un CFISPA peut être un partenaire naturel dans ce parcours.
La réforme 2026 sur la réintégration
1. Contexte général : retour au travail et réintégration
La réintégration au travail concerne les personnes malades de longue durée ou en incapacité de travail, et vise à les aider à revenir durablement à l’emploi, soit chez leur employeur d’origine, soit ailleurs si nécessaire. Cette démarche inclut la prévention de l’absence prolongée, l’entretien du lien avec l’entreprise, l’adaptation du poste et un accompagnement structuré.
2. Réforme Réintégration 3.0 – ce qui change dès 1er janvier 2026
La réforme dite Réintégration 3.0 est entrée en vigueur le 1er janvier 2026, à la suite de l’arrêté royal du 17 décembre 2025 modifiant le Code du bien-être au travail. Elle s’inscrit dans un plan global du gouvernement pour prévenir et réduire les absences de longue durée et accélérer le retour au travail.
🔹 Action précoce et prévention renforcée
✔ Le travailleur peut désormais demander dès le début de l’incapacité des aménagements de poste ou d’autres adaptations pour prévenir une incapacité de travail durable.
✔ L’employeur doit maintenir le contact régulier avec les travailleurs en incapacité et inclure une politique active de suivi dans le règlement de travail de l’entreprise (contacts, fréquence, modalités).
🔹 Trajet de réintégration formel (TRI 3.0)
📍̀ Evaluation du potentiel de travail
- Après au moins 8 semaines d’incapacité, l’employeur doit faire réaliser une évaluation du « potentiel de travail » du travailleur par le conseiller en prévention / médecin du travail.
- Si une capacité de travail reste possible, cela doit déclencher une phase de réintégration adaptée.
📍̀ Début de la procédure
- L’employeur peut lancer un trajet de réintégration dès le premier jour d’incapacité, avec l’accord du travailleur.
- Pour les entreprises de 20 travailleurs ou plus, il est obligatoire de lancer ce trajet dans les 6 premiers mois (si potentiel de travail démontré).
📍̀ Communications & sanctions
- Les invitations à l’évaluation doivent être envoyées par courrier recommandé.
- Le refus ou l’absence répétée peut mener à des sanctions administratives (y compris au titre de l’assurance maladie).
🔹 Autres mesures clés
🔸 Force majeure médicale
Le délai pour entamer une procédure particulière de « force majeure médicale » (pouvant aboutir à une fin de contrat) est réduit de 9 à 6 mois d’incapacité.
🔸 Relapse (rechute) et garantie de salaire
Le délai de « rechute » pour le salaire garanti passe de 14 jours à 8 semaines : si une personne retombe malade dans les 8 semaines après une reprise, l’employeur n’est pas à nouveau redevable du salaire garanti.
🔸 Neutralisation du salaire garanti
En cas de reprise progressive du travail, le droit au salaire garanti est totalement neutralisé si une rechute survient après la reprise.
3. Pourquoi ces changements ?
L’esprit de la réforme est clair :
👉 agir plus tôt dans la gestion des absences ;
👉 clarifier les responsabilités de chacun (travailleur, employeur, médecin du travail, mutualité) ;
👉 favoriser la réintégration active, pas seulement médicale ou administrative ;
👉 réduire durablement les absences prolongées et les inactifs de longue durée.
4. Le rôle des CFISPA (Centres de Formation et d’Insertion Socioprofessionnelle Adaptés)
Les CFISPA ne sont pas directement intégrés à la réforme juridique Réintégration 3.0 du Code du bien-être au travail, mais ils jouent un rôle essentiel dans la pratique concrète de la réintégration, surtout pour des personnes éloignées du marché du travail ou en situation de handicap :
📌 Missions principales des CFISPA
✔ Formation professionnelle adaptée et individualisée.
✔ Accompagnement socio-professionnel pour identifier des projets réalistes d’emploi.
✔ Soutien à l’insertion durable sur le marché du travail (évaluations, orientations, bilans).
✔ Développement de compétences recherchées par les employeurs.
📌 Liens pratiques avec la réintégration
Dans un trajet de réintégration ou de retour à l’emploi, un parcours CFISPA peut :
➡ contribuer à revaloriser le projet professionnel d’une personne
➡ offrir des formations spécifiques pour des postes adaptés
➡ proposer un accompagnement vers et dans l’emploi (incluant jobcoaching, accompagnement social, suivi post-formation ou en emploi).
Cela peut être particulièrement pertinent pour des personnes qui, à la suite d’une incapacité ou d’un long arrêt, doivent renforcer des compétences avant une reprise durable : une transition vers une formation adaptée, suivie d’un accompagnement en emploi, peut s’intégrer dans une stratégie de retour au travail.